Congo Brazaville

© Matthieu Maunier-Rossi

Le CDN vous propose une rencontre avec le Congo-Brazzaville, ses chorégraphes, danseurs, et auteurs contemporains. Il ne s’agit pas d’une carte postale mais de portraits d’artistes, d’un pays très vivant, créatif. L’envie est de montrer, au CDN, une danse contemporaine africaine qui s’arrache des clichés traditionnels des tambours, du rafia et des boubous. De faire entendre un discours engagé qui s’affranchit aussi d’une certaine forme de fatalité. Un pied de nez joyeux au misérabilisme. Forts de leur modernité, ces danseurs se battent au quotidien pour changer le regard porté sur la danse africaine dans le reste du monde, pour modifier le regard posé sur la danse contemporaine dans leur propre pays, pour faire avancer la politique culturelle et éducative du Congo-Brazzaville. Pour faire avancer la politique tout court. Ils transforment le monde de leur danse et c’est un peu de nos relations sud-nord qui s’inventent ici. C’est une danse politique, le corps se fait résistant, le mouvement permet d’éviter la violence. Le geste invite à la rencontre. La danse contemporaine au Congo-Brazzaville est une forme de résistance. Voici une chorégraphie de la survie.

David Bobée

La République du Congo, située de part et d’autre de l’équateur, est un pays d’Afrique centrale appelé plus couramment Congo-Brazzaville pour le distinguer de la République Démocratique du Congo (Congo-Kinshasa, ancien Congo Belge, ancien Zaïre). Brazzaville est le nom de la Capitale qui borde le fleuve Congo, et qui tient son nom de l’explorateur Pierre Savorgnan de Brazza qui atteint cette zone en 1879. Le Congo-Brazzaville prend son indépendance en 1960, et est présidé aujourd’hui par le chef de l’État Denis Sassou-Nguesso, suite à la guerre civile qui a divisé le pays en 1997. Après avoir remporté cette guerre, il a été élu après une période de transition en 2002. Le pays comporte plus de 4 millions d’habitants. Depuis une dizaine d’années, la stabilisation de la situation politique et l’essor de la production d’hydrocarbure assurent au pays une prospérité toute relative au regard des fortes inégalités de la population sur le territoire, un état déplorable des infrastructures et des services publics, et des revenus pétroliers à la répartition opaque. Le pays est cependant lourdement endetté. Culturellement, le Congo est le vivier de nombreux écrivains (Alain Mabanckou romancier, Dieudonné Niangouna, auteur de théâtre et metteur en scène associé au Festival d’Avignon entre autres) et de musiciens avec notamment le célèbre groupe international des Bantous de la Capitale qui fait résonner à travers le monde depuis des décennies les rythmes et les accords de la Rumba congolaise, inventée là-bas.

 

 

 

FLORENT MAHOUKOU
Danseur, performeur, interprète et chorégraphe

Florent-Mahoukou

© DR

« Je veux montrer à la jeunesse d’aujourd’hui qu’il est toujours possible de s’en sortir »

Originaire du Congo Brazzaville, Florent Mahoukou est un rescapé de la guerre civile qui a frappé son pays en 1998. De ces années sombres, il parle peu. « Quand on me demande de parler de ce que j’ai vécu, j’en parle avec calme et les gens trouvent ça bizarre, comme si je n’avais pas vécu ce drame, comme si je racontais l’histoire d’un autre. C’est peut-être ma façon de me protéger. Je n’ai pas envie de me retourner sur le passé ni de m’apitoyer sur mon sort. J’avance. » L’envie de danser taraude Florent depuis toujours. « À douze ans, j’ai créé un groupe de danse, on jouait dans les rues à Brazzaville. » Début 1999, après ce qu’il nomme « le génocide », il quitte Brazzaville pour se rendre à Pointe-Noire avec sa soeur. Loin de ses parents, il se lance alors dans l’aventure chorégraphique avec la volonté d’intégrer des ballets professionnels. La même année, il suit un premier stage d’initiation avec Chrysogone Diangouaya, pionnier de la danse contemporaine au Congo. De nombreux stages s’en suivent avec entre autres : Carolyn Carlson, Salia Sanou, Seydou Boro, Éric Lamoureux, Jean-Pierre Amiel… En 2000, il intègre la Cie Bina N’goua de Serge Bissadissi. C’est en 2002 qu’il commence sa propre aventure dans le paysage chorégraphique et fonde sa compagnie Kunama. Il crée sa première pièce : Corps en transe. Florent reste à Pointe Noire jusqu’en 2006 puis repart à Brazzaville. « En 2007, j’ai obtenu une bourse et suis parti en Afrique de l’ouest (Mali…). Ca m’a fait découvrir d’autres pratiques, redonné de l’énergie et m’a permis de penser les choses plus positivement. J’en suis aussi reparti avec des outils me permettant d’évoluer au sein de ma compagnie, ne serait-ce qu’un ordinateur qu’on trouve difficilement au Congo… » De retour à Brazzaville, Florent rassemble alors une dizaine de jeunes et fonde le festival Rue Dance, balades chorégraphiques dans les rues au Congo, Niger, Bénin… C’est à ce moment-là que sa route croise celle de David Bobée qui l’invite à rejoindre son spectacle Nos enfants nous font peur quand on les croise dans la rue. Il affirme sa personnalité artistique avec On the Steps…, pièce lauréate du Prix Puma Créative, de Danse l’Afrique Danse en 2010 à Bamako. Enrichi par les multiples rencontres et expériences qui ont nourri son parcours d’interprète au Congo comme ailleurs, Florent Mahoukou développe une écriture chorégraphique qui lui est propre, sans jamais perdre de vue le côté « politique » de sa démarche artistique : « Moi qui me suis trouvé au coeur des guerres et des conflits, qui suis sorti du ghetto, je veux clamer mon ras le bol de l’immobilisme du gouvernement congolais, mon envie de tracer ma route. Je veux montrer à la jeunesse de mon pays et celle d’ailleurs que, quels que soient les obstacles, il est toujours possible de s’en sortir. » Aujourd’hui, Florent partage sa vie entre l’Europe où il tourne beaucoup et Pointe Noire où il vit et a son studio de danse (Studio Maho Performance). Parallèlement, il s’initie à la dynamique hip-hop. Son Festival Rue Dance se poursuit entre Brazzaville et Pointe Noire. Les deux spectacles de Florent Mahoukou que nous accueillons cette saison racontent chacun à leur façon le parcours singulier de Florent, tout comme le fait, de façon plus intime, le spectacle jeune public mis en scène par David Bobée, My Brazza, dont il est l’interprète. Nous sommes heureux de lui ouvrir les portes du CDN pour vous faire découvrir cette passionnante personnalité de la danse congolaise la plus contemporaine.

DELAVALLET BIDIEFONO
Danseur, chorégraphe et directeur de la Cie Baninga

DeLaVallet-Bidiefono

© DR

« J’ai souhaité m’engager par l’art et non pas par les armes »

DeLaVallet Bidiefono est né à Pointe Noire au Congo au début des années 80 dans un quartier où le mot « art contemporain » n’existe pas. Il est cependant sensibilisé à la musique et à la danse dès son plus jeune âge : « je suis né dedans. Mon père tenait un bar, il dansait et chantait en amateur. Ma mère chantait dans une église catholique. » Quand DeLaVallet exprime son envie de devenir danseur, ses parents, pourtant sensibles à l’art, ne voient pas cela d’un bon oeil. Danser n’est pas un métier, c’est mal vu de la société congolaise. « Il n’y a rien au Congo. Pas de Conservatoire. Rien. Il faut se débrouiller seul pour pouvoir danser ». Alors DeLavallet danse où il peut. Dans la rue. En 2001, il décide de partir à Brazzaville au moment même où la population fuit cette ville à cause de la guerre civile qui n’est pas encore totalement finie. Quand son entourage lui demande pourquoi il part à Brazza, là où ça chauffe le plus, il répond : « pour danser ». « On me prenait pour un taré. Ceux qui partaient là-bas prenaient les armes pour combattre. Moi, j’ai souhaité m’engager par l’art et non pas par les armes. La danse s’est imposée à moi comme une réponse ». C’est à ce moment que DeLaVallet entame sa carrière de danseur et participe aux Ateliers de Recherches Chorégraphiques organisés par le Centre Culturel français de Brazzaville. Il y rencontre de nombreux danseurs et chorégraphes, et nourrit son travail des influences métissées d’Afrique, d’Europe et d’Amérique. En 2005, il fonde la compagnie Baninga pour laquelle il signe comme un manifeste sa première pièce, Liberté d’expression. Sa route croise celle du chorégraphe Salia Sanou qui lui apporte son regard et ses conseils sur ses pièces Pollution (2006) et Ndjila na Ndjila – D’une route à l’autre (2007).

 


 

My-Brazza-Photo-DR

© DR

LOGOS-COPROD-GRISMY BRAZZA

Ronan Chéneau / Florent Mahoukou / David Bobée

MARS
du 9 au 27
Spectacle destiné à être joué en classe pour les élèves. Établissements scolaires de la région Renseignements auprès de Marie Levasseur au 02 32 18 28 73 ou Élisabeth Testu au 02 35 89 63 41

 

texte Ronan Chéneau, mise en scène David Bobée, acteur, danseur Florent Mahoukou, création musicale Grégory Adoir, régie Marielle Leduc

En totale complicité avec l’auteur Ronan Chéneau et le metteur en scène David Bobée, Florent Mahoukou investit une salle de classe pour raconter et danser son pays, en révélant son propre parcours. « C’est la première fois que je parle de moi devant des gens. Je suis heureux de ce spectacle. La configuration du spectacle change complètement ma danse. J’aime ce rapport direct avec le public ». Aussi bien acteur que danseur, Florent parle de lui et, à travers lui, de son pays. Depuis le Congo il dresse l’histoire du continent africain et de son inscription au monde d’aujourd’hui. « Je ne veux pas m’apitoyer sur mon sort. Je veux redonner une image positive de mon pays. Je pense que le changement est possible, qu’on peut s’en sortir, changer les choses. Tout ce que je souhaite transmettre aux jeunes est là, dans ce spectacle ». En une heure, la salle de classe est métamorphosée, sens dessus dessous, et les élèves, immergés et impliqués dans l’histoire qui se raconte, sont captivés et émus. La plus belle leçon d’histoire/géo et d’humanité qui soit !

 


 

© Stéphane Babi Aubert

LOGOS-COPROD-GRISSAC AU DOS

Florent Mahoukou (Congo Brazzaville)

JANVIER
mercredi 28, jeudi 29, vendredi 30 à 20h

                             MONT-SAINT-AIGNAN          LE REXY

conception et idée originale Florent Mahoukou, chorégraphie Florent Mahoukou, Andréya Ouamba, avec Florent Mahoukou, texte Dieudonné Niangouna, scénographie François Duconseille, dispositif vidéo José Gherrak, dispositif lumière, montage bande son Vassili Bertrand, confection accessoires Saint Père Abiassi

Florent Mahoukou et Andréya Ouamba, deux chorégraphes nés au Congo Brazzaville, portent un très lourd fardeau. Celui de la guerre civile que leur pays a connu à la fin des années 90, qu’ils nomment eux Le génocide, et ce, dans l’assourdissant silence des nations. Pour tenter d’exprimer leurs blessures, ils ont écrit ensemble la chorégraphie de ce solo interprété par Florent Mahoukou. « Ce spectacle a été l’occasion d’aller refouiller dans le passé, chercher dans le sac de souvenirs que j’ai toujours avec moi. C’était aussi un moyen d’attaquer les médias sur leur silence à propos de cette guerre civile. » La danse de Florent, soutenue par un texte de l’écrivain congolais Dieudonné Niangouna, tente d’exorciser ce passé. Creuser dans les souvenirs enfouis sous des tonnes d’images inavouables, inavouées. Dire l’insolence d’échapper au massacre, l’indécence de la survie… Sur le plateau, le corps d’un homme, sa musique. Des photos projetées. Des écrans aveugles. Voici les vecteurs choisis par Florent Mahoukou pour essayer de dire, de vider ce sac si lourd à porter. Un sac qu’il porte toujours à son dos, depuis qu’il a dû fuir les conflits, avec toute sa vie dedans. Florent est en résidence au CDN du 22 au 29 janvier pour la reprise de ce spectacle.
Rencontre avec l’équipe artistique le jeudi 29 janvier à l’issue de la représentation.
durée 50 min
tarif plein 14 €
tarif réduit 9 €

 


 

© Matthieu Maunier-Rossi

LÀ OÙ J’EN SUIS… (CHECK TWO)

Florent Mahoukou (Congo Brazzaville)

AVRIL
mardi 14 et mercredi 15 à 20h

                             ROUEN          THÉÂTRE DES DEUX RIVES

 

chorégraphie et conception Florent Mahoukou, gestuelle en collaboration avec Arissa Shiraishi, texte Hédi Tillette De Clermont-tonnerre, performeurs Arisa Shiraishi, Vivien Nsangou, Yannick Nkodia (ou Angelus Nkodia-Zola), Marie-Bede Koubemba, Florent Mahoukou, création Lumière Cléo Konongo, créateur son Sylvain Ferlay, création vidéo José Gherrack

En partant des maquillages traditionnels congolais qui sont des rituels intimes, et influencé par l’art visuel contemporain, Florent Mahoukou quitte cette fois le mode du récit pour retrouver la spontanéité du mouvement dansé et du body painting dans une performance entre danse et arts plastiques. « Avec Check one, j’explorais mon parcours de danseur, les états du corps avec la matière, la peinture. Avec Check Two, je poursuis cette recherche mais en y ajoutant la notion de là où j’en suis aujourd’hui dans mon parcours de danseur et chorégraphe. J’avais envie de récapituler cette histoire, toutes les rencontres qui m’ont nourri depuis mes premiers pas de danseur dans la rue quand j’avais douze ans jusqu’à maintenant ». Pour cette performance, Florent a travaillé avec Arisa Shiraishi, danseuse traditionnelle japonaise. « J’ai trouvé des similitudes entre sa danse et la danse congolaise. Sur le plateau, nous serons cinq danseurs et un musicien. » L’équipe est en résidence de création au CDN du 30 mars au 8 avril.
Rencontre avec l’équipe artistique le mercredi 15 avril à l’issue de la représentation.
création
durée estimée 1h
tarif plein 14 €
tarif réduit 9 €

 


 

© Christophe Raynaud de Lage

AU-DELÀ

DeLaVallet Bidiefono / Cie Baninga

MARS
mardi 31 à 20h
AVRIL
mercredi 1er à 20h

                             PETIT-QUEVILLY         THÉÂTRE DE LA FOUDRE

 

texte Dieudonné Niangouna, musique Morgan Banguissa, DeLaVallet Bidiefono, Armel Malonga, avec Flacie Bassoueka, DeLaVallet Bidiefono, Destin Bidiefono, Ingrid Estarque, Ella Ganga, Nicolas Moumbounou, chanteur Athaya Mokonzi, musiciens Morgan Banguissa, Armel Malonga, création lumières Stéphane Babi Aubert, création sonore Jean-Noël Françoise, constructeurs Laurent Mandonnet, Salem Ben Belkacem

« Au-delà est une pièce bouillonnante de vie qui parle de la mort. J’avais envie d’en parler. Je n’aime pas la façon dont les gens meurent dans mon pays. » Car à Brazzaville, la mort est au coeur du quotidien. « Brazza la verte » est une petite capitale qui peut sembler paisible, mais on y a parfois la sensation que la vie ne tient qu’à un fil. « D’abord, il y a eu la guerre civile, souvenir encore brûlant dont on n’aime pas parler. Mais la mort est partout ailleurs. Dans nos moyens de transports précaires, rien n’est sûr ici au Congo. Les avions les bus, les ponts… On peut aussi mourir d’une piqûre de moustique, d’une jambe cassée ou d’une simple fièvre. » À travers la danse contemporaine, DeLaVallet Bidiefono s’est engagé dans un combat pour une liberté d’expression et pour faire avancer la société congolaise. Se lancer dans la danse, à cette époque et à cet endroit, a été pour lui comme flirter avec la mort. « Travailler des jours durant sans pouvoir se nourrir, c’est un peu comme se projeter hors de son corps pour trouver la force de danser. » Une certaine spiritualité a permis à DeLaVallet de tenir et même d’avancer. « J’ai eu envie de parler de ce combat contre la mort, de la conscience et de la force qu’il faut pour se battre. Comment les gens de mon pays s’en arrangent. » C’est ce que raconte Au-delà dans une danse sur-vivante, entre cavalcades stupéfiantes et effondrements vertigineux, emportée par le rythme des mots, de la musique et des chants en live.
À l’issue de la représentation du mercredi 1er avril, rencontre avec l’équipe artistique traduite en langue des signes.
durée environ 1h10
tarif plein 18 €
tarif réduit 13 €

 


 

POUR ALLER PLUS LOIN…

                             ROUEN        THÉÂTRE DES DEUX RIVES

Atelier théâtre du CDN – Présentation publique

Le samedi 23 mai à 19h30, l’atelier présentera son travail de cinq week-ends dont la thématique « Histoire collective et parcours singulier » s’est intéressée à des textes d’auteurs contemporains témoignant de l’histoire récente troublée et vivante du Congo Brazzaville.

 

                             PETIT-QUEVILLY        THÉÂTRE DE LA FOUDRE

3 courts-métrages à découvrir en accès libre

PRINCE
mardi 31 MARS
à 18h30 – 19h – 19h30

Réalisation Wojtek Doroszuk (2014) durée 19’50
Un homme effectue le même rituel tous les jours : il nettoie ses chaussures, met son costume bleu brillant, ses gants blancs, son chapeau gris, et passe son temps à se promener dans Brazzaville…

SAPE
mercredi 1er AVRIL
à 18h30 – 19h – 19h30

Réalisation Wojtek Doroszuk (2014)
La Société des Ambianceurs et des Personnes Élégantes, ou SAPE, est une mode vestimentaire populaire née après les indépendances du Congo-Brazzaville et du Congo-Kinshasa.

T.I.A (This Is Africa)
31 MARS et 1er AVRIL

à l’issue du spectacle Au-delà
Réalisation Matthieu Maunier-Rossi
France / République du Congo (2013)
durée 7’15 – Avec Aïpeur Foundou
Les rues populaires et les marchés de Brazzaville… Aïpeur Foundou y danse, au milieu de tous.

 

                             ROUEN        LE CINÉMA OMNIA, PARTENAIRE DU CDN

du 18 au 24 FÉVRIER

CONCERNING VIOLENCE

Film documentaire de Göran Hugo Olsson (2014) en VOSTF
« Le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature et ne peut s’incliner que devant une plus grande violence » – Franz Fanon, Les Damnés de la Terre, 1961. Au travers des textes de Fanon, Concerning Violence met en image des archives et plusieurs entretiens, retraçant ainsi l’histoire des peuples africains et de leurs luttes pour la liberté et l’indépendance. La modernité du parti pris esthétique de Concerning Violence offre au public une nouvelle analyse des mécanismes du colonialisme, permettant ainsi une autre lecture des origines des conflits actuels.

À partir du 17 FÉVRIER 2015, précisions sur les horaires de projection de ce film sur le site de l’Omnia : www.omnia-cinema.com / 02 35 07 82 70
Omnia Cinéma

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