jeudi 23 et vendredi 24 janvier 2020 à 20h

MONT-SAINT-AIGNANESPACE MARC SANGNIER

« Une sensibilité généreuse, blessée, flamboyante » (Le Monde)

Un spectacle à la hauteur du chef d’œuvre de l’écrivain noir américain James Baldwin. Hall, narrateur de l’histoire, nous entraîne dans un Harlem traversé par l’amour, la religion, la souffrance. Le Harlem des années 50, 60 et 70, où se côtoient les chants de gospel à la gloire de Dieu, le combat pour les droits civiques, la violence et le sexe. Hall remonte le fil de ses souvenirs et nous raconte son frère, Arthur, homosexuel, petit chanteur de gospel devenu empereur de la soul.

Flamboyant, généreux, Harlem Quartet parle d’amour et de mémoire. Tout au long du spectacle, documents d’archives et images du Harlem contemporain se répondent. La musique du poète, écrivain et rappeur américain Saul Williams, écrite avec Manu Léonard et Marc Sens, envahit l’espace et nous plonge dans les différentes strates de la mémoire et du temps. C’est tout un pan de la vie américaine noire que nous entrevoyons, et finalement un grand récit sur la destinée humaine.

Rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation du vendredi 24 janvier

Durée : 2h20
À partir de 15 ans
Tarif plein : 20 €
Tarif réduit : 15 €

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« Harlem Quartet envoûte par son intensité poétique » - Libération
« Le bonheur de retrouver la voix de Baldwin, son souffle puissant, quasi biblique. » - Le Monde
« Les mots de James Baldwin sont puissants, le voyage proposé par Elise Vigier et son équipe l’est tout autant. » - Ubiquité Culture(s)
« La pensée de l’auteur américain noir et homosexuel bénéficie d’un coup de projecteur bienvenu. » - Heteroclite
« Le propos se donne à voir et à entendre grâce à des comédiens engagés et convaincus. » - sceneweb

Entretiens avec Élise Vigier, metteuse en scène
- à écouter sur France Culture
- à lire dans Liberté Caen
- à lire dans Ouest France

James Baldwin naît dans le quartier pauvre de Harlem en 1924. A 15 ans, il fait la connaissance de l’artiste peintre Beauford Delaney, qui devient pour lui un immense exemple : « Beauford était pour moi la première preuve vivante, ambulante qu’un homme noir pouvait être un artiste » écrit-il dans Chassés de la lumière.

Baldwin s’installe à Greenwich Village à 17 ans, et commence vers le milieu des années 40 à écrire des articles et des chroniques pour des revues telles que The New Leader, The Nation ou Partisan Review. Horrifié par la violence du racisme et de l’homophobie, terrifié à l’idée d’être lui-même emporté par une haine incontrôlable, il « fuit » les Etats-Unis pour la France en 1948. Il y achèvera l’écriture de La chambre de Giovanni qui lui vaudra la reconnaissance. Dès lors, Baldwin écrira de nombreux romans et essais, dans lesquels il ne séparera jamais la justice de la colère, ni l’art de la protestation.

Il retourne en Amérique au moment des grandes luttes pour les droits civiques, luttes dans lesquelles il s’investit entièrement. Refusant la violence, il devint une des figures emblématiques du Mouvement des Droits Civiques au côté de Martin Luther King

Sur France Culture, plusieurs émissions sur James Baldwin, et de nombreux entretiens avec l'auteur américain à réécouter.

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adaptation et mise en scène Elise Vigier
traduction, adaptation et dramaturgie Kevin Keiss
avec Ludmilla Dabo, William Edimo, Jean-Christophe Folly, Nicolas Giret-Famin, Makita Samba, Nanténé Traoré et les musiciens Manu Léonard, Marc Sens
à l’image Saul Williams, Anisia Useyman
assistante et collaboration artistique Nanténé Traorév scénographie Yves Bernard
création images Nicolas Mesdom
création musique Saul Williams, Manu Léonard, Marc Sens
création lumières Bruno Marsol
création costumes Laure Mahéo
maquillages et perruques Cécile Kretschmar
régie générale et plateau Camille Faure
régie vidéo Romain Tanguy
régie son Eddy Josse

production : Théâtre des Lucioles - Rennes • coproduction : La Comédie de Caen - CDN de Normandie, la Maison des Arts et de la Culture de Créteil, le Théâtre National de Bretagne-Rennes • avec le soutien de Institut Français & Région Bretagne, La Chartreuse – Centre National des écritures du spectacle, Face Contempory Theater • programme développé par Face Foudation et les services culturels de l’Ambassade de France aux Etats-Unis, financé par la Florence Guld Foundation, l’Institut Français et le Ministère Français de la Culture et de la Communication, L’Avant-Scène-Princeton University’s Department of French and Italian Theater Workshop et de la SPEDIDAM société de perception et de distribution qui gère les droits des artistes interprètes en matière d’enregistrement, de diffusion et de réutilisation des prestations enregistrées. • avec la participation artistique du Jeune Théâtre National-Paris • remerciements au Service Culturel de l’Ambassade de France à New-York et au 104-Paris • décor construit par les ateliers de la Comédie de Caen