Pink Machine
Trois drag-queens ont été sélectionnées pour participer à une expérience cabarettique unique, la Pink Machine : un dispositif spectaculaire digestif en plastique rose gonflable dont on ne peut sortir avant la fin. Elles sont invitées à y rendre hommage à leur icônes féminines, sous l’égide de la maîtresse de cérémonie Pinkessa, au rôle ambigu.
Mais se rincer l’œil ou se mettre quelque chose sous la dent semble plus compliqué que prévu dans la Pink Machine, car rien ne se passe comme prévu : bien que la Pink Machine fasse feu de tout bois en mettant en forme les confessions, les souvenirs, les névroses des participantes au service du divertissement, les numéros des drag-queens débordent, dérapent, échouent à être complètement formatés.
Pinkessa, pour sauver les pots cassés, galvanise les trois drag-queens afin de mieux les marketer. Elle leur fait miroiter un avenir rose bonbon et les incite à briller dans toute leur singularité en formant un groupe de drag-queens superstars : plutôt que de subir la verticalité du show-business, il leur faut désormais devenir leur propre icône. Ainsi, la Pink Machine s’avère de plus en plus machiavélique en tentant d’ébranler l’équilibre du trio par le poison de l’ambition.
Poussées dans leur retranchement par une ultime machination racoleuse de Pinkessa, les drag-queens décident de saboter la Pink Machine. Dès lors, émancipées mais pas indemnes, elles transforment le plateau en un anti-spectacle et renouent avec l’âge ingrat. Elles tentent de rendre vivante l’icône, qui n’est qu’une image, et célèbrent à leur façon des féminités plurielles comme autant de joyeuses monstruosités.
Le spectacle Pink Machine est un cabaret expérimental explorant notre relation affective aux icônes féminines dans la culture pop : tant un hommage irrévérencieux à nos stars, qu’une tentative de subversion des stéréotypes. Un spectacle sur des traces, sur des ombres, tantôt pesantes tantôt exaltantes : celles des icônes qui nous hantent et nous construisent tout à la fois.
Théâtre des Cordes
Théâtre de la Foudre
Écriture et mise en scène Garance Bonotto Interprétation Mona Abousaïd, Garance Bonotto, Martin Nadal, Lucas Rahon Collaboration artistique et assistanat à la dramaturgie Lucie Mazières Scénographie Anouk Maugein Création lumière et régie générale en résidence Louis Sady Création sonore Marjorie Barré Conception maquillage, création costumes et perruques Salomé Romano Regard chorégraphique et voix de la Pink Machine Anna Carraud Régie lumière et régie générale en tournée Ludwig Elouard Régie son Gentien de Bosmelet Coaching vocal Céline Lestourneaud Collaboration plastique fausse charcuterie Hélène Souillard Fabrication décor Air et Volume
Production Compagnie 1% Artistique Production déléguée CDN de Normandie-Rouen Coproduction P.A.N (Producteurs Associés de Normandie : CDN de Normandie-Rouen, Comédie de Caen – CDN de Normandie, Dieppe Scène Nationale, Le Tangram – Scène nationale Évreux), Coopération Itinéraires d’artiste(s) (Les Fabriques, laboratoire(s) artistique(s) de Nantes, les associations Dérézo de la ville de Brest, Au bout du plongeoir de la métropole rennaise, le CDN de Normandie-Rouen, et la Fonderie au Mans), Le Préau – CDN de Vire, Halle ô Grains – Bayeux, Ateliers Médicis – Clichy – Montfermeil, Bain Public – St Nazaire Partenaires publics Drac Normandie, Région Normandie, Ville de Caen, Ville de Rouen, Département du Calvados Soutiens La Factorie – Val-de-Reuil, Théâtre des Bains Douches – Le Havre, Compagnie Akté, Bureau d’accompagnement Le Marchepied – Caen, HF Normandie
cdn-normandierouen [dot] fr
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